Sport, Fun et Gourmandise

L'art de vivre tout en étant accro au sport

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Courir de plaisir  – Le triathlon, un état d’esprit avant tout.

La saison de triathlon est officiellement ouverte ! Ça commence avec une petite course par ci, une course en relais par-là, puis vient la première course qui signe le début de la saison. Celle qui permet de voir si l’investissement a porté ses fruits, celle pendant laquelle on reprend ses marques tant sur les sensations de course que les transitions, celle qui nous remet dans le bain avant l’objectif de la saison, mais aussi celle qui illustre clairement à quel point le triathlon est un sport individuel certes qui ne se pratique pas seul! Ce dernier point m’a particulièrement marquée hier sur le triathlon de La Ciotat (Site internet Islandman, Page Facebook) et j’en profite pour tenter d’illustrer au mieux les détails, non sans importance, qui sont venus animer la course et m’ont portée jusqu’à la fin de mes 5h12 d’effort.

Je pratique le triathlon en tant qu’amateur. Alors avant toute chose je recherche le plaisir dans ma pratique sportive. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir des objectifs, de me contraindre à un planning d’entrainement, d’être stressée au départ d’une course, de vouloir faire au mieux, de douter de moi assez régulièrement…

Chaque saison passe et je me rends compte que si je rentre satisfaite d’une course c’est principalement du fait de la richesse humaine qui accompagne ma journée plus que la performance en elle-même (et j’en veux pour preuve le coup de blues que j’ai chaque lendemain de course ou de stage). La réalisation sportive reste importante mais elle n’aurait pas le même goût si j’étais seule dans cette aventure. Le plaisir de courir je le dois avant tout aux autres et à un environnement qui me permet d’aller chercher des forces pour aller jusqu’au bout de mes objectifs. 

Le triathlon de La Ciotat hier est une belle illustration de cette aventure collective dont voici quelques faits marquants.

 

Les derniers conseils du coach sur le départ

Le hasard des choses s’il y en a un fait que cette année j’ai un coach. Et pas n’importe lequel ! Un super coach qui m’apporte énormément et que je remercie encore pour son investissement de tous les jours à mes côtés. Seb participait aussi à La Ciotat. A quelques minutes du départ je l’aperçois déjà installé sur la ligne de départ au milieu de la foule d’athlètes. J’avais déjà en poche un tas de conseils de sa part et la conduite à tenir pour cette course sur laquelle nous savions que j’allais manquer d’entrainement pour la course à pied. Je vais tout de même à sa rencontre pour lui souhaiter bonne course et peut être aussi parce que j’étais un peu stressée comme à chaque départ de course.

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Son regard extérieur, son calme et ses derniers conseils m’ont apporté une certaine sérénité, un brin de confiance et une motivation supplémentaire pour la course. C’était rassurant de le savoir là même si en soi ça ne changeait rien à la course. Mais je retiens toujours de nos échanges un mot, une phrase, un fait, une image, un souvenir, autant de choses qui reviennent pendant la course et dont je me sers notamment quand il faut serrer un peu les dents.  Un vrai guide non pas spirituel (quoi que 🙂 ) mais sportif avec qui j’apprends beaucoup !

 

Rencontre avec un rayon de soleil à quelques secondes du départ

33119633_1980339002273724_1492612392192835584_nJe décide de m’écarter pour prendre le départ sur un côté, espérant ainsi éviter la bataille des premiers mètres dans l’eau. Je me glisse devant sur la droite et regarde autour de moi jusqu’à tomber sur un visage connu que ne m’attendais pas à voir ici. Un sourire que j’ai reconnu de suite ! Karine, une amie triathlète se trouvait juste derrière moi. Comme à son habitude elle riait et vivait ce moment avec passion. Un vrai rayon de soleil. Je lui fais la bise et papote rapidement. Sa bonne humeur, son sourire, sa spontanéité m’ont rappelé que j’étais là avant tout pour le plaisir et j’en ai oublié le stress du départ. Et hasard ou pas, la natation s’est bien passée sans mauvais coup, sans gêne, sans stress…

 

Des encouragements au cœur de la course

En triathlon je cours pour moi et non pas contre les autres. Courir contre les autres… un travers que nous avons parfois quand l’égo veut se faire une place dans notre pratique sportive. Ou tout simplement quand on pratique en tant que professionnel ou élite et que les résultats nécessitent d’être meilleur que les autres. Mais en tant qu’amateur je connais mes objectifs et mes défis et je cours pour moi, au milieu d’un tas d’autres participants qui courent aussi pour eux à la conquête de la ligne d’arrivée. C’est pour cette raison que les encouragements me paraissent importants.

Je ne manque pas d’encourager les athlètes en plein effort que je croise. Ceux qui me doublent, ce que je double, ceux qui marchent, ceux qui semblent souffrir, ceux qui m’encouragent… Comme je reste encore souvent dans ma zone de confort en course j’ai toujours un peu d’énergie pour un « bravo », « c’est bien accroche toi », « fonce jusqu’au bout »… Bref, ce qui me passe par la tête. Et à défaut un sourire si l’énergie me manque.

Je m’accorde même des discussions quand la situation le permet 🙂 Je pense par exemple à ce triathlète en tenue Natureman que je croise alors que nous étions à vélo bloqués dans les bouchons à l’entrée de la ville… Nous échangeons quelques phrases, une petite pause dans la course, puis il repart devant.

Et bien entendu je suis toujours agréablement surprise de voir à quel point les autres triathlètes utilisent aussi un peu de leur force pour encourager ceux qui en ont besoin. Chaque fois c’est comme une petite recharge d’énergie et on repart de plus belle.

Le triathlon prend tout son sens grâce à l’état d’esprit des coureurs et le partage au sein de la course.

 

Une participation féminine de plus en plus importante

received_2212423422108761S’il y a bien un point qui me tient à cœur c’est d’encourager TOUTES les filles que je croise. Je le fais systématiquement sur chaque course depuis ma première saison de triathlon il y a 4 ans. Qu’elles me doublent, ou que je leur passe devant j’ai toujours un « bravo c’est bien » ou un « bonne course » qui traîne. C’est très appréciable de voir de plus en plus de féminines au départ des triathlons.

Quelques initiatives sont prises par certains organisateurs de course (par exemple le Natureman VAR , Naturewoman) pour encourager les filles à participer et nous les remercions vivement ! N’oublions pas que c’est un beau sport accessible à tous et TOUTES.

 

Un tas de supporters

Que serait la course sans les supporters au bord de la route ?! Il y a de la vie dans la course et autour de la course ! Et les supporters sont en général nombreux et dépensent une énergie folle à animer la course de l’extérieur.  C’est un vent d’énergie à chaque encouragement, il y a des applaudissements, des enfants qui nous tendent la main, des passants admiratifs face à cet effort qui leur est inconnu et qui nous soutiennent, des commerçants qui suivent avec intérêt ce qui se passe devant leur porte, des amis venus pour l’occasion qui ne manquent pas de crier à chaque passage, des copains sportifs qui galopent sur tout le parcours pour nous croiser le plus possible et prendre des photos et vidéos, on retrouve aussi des connaissances qui nous interpellent parce qu’elles nous voient passer… De quoi mettre de l’ambiance et nous donner l’envie de galoper plus vite encore entre deux points animés pour profiter du plaisir d’être soutenu dans l’effort.

 

Des bénévoles au top

Et oui eux aussi ils y sont pour beaucoup en termes d’animation sur une course ! Belle source de motivation. Petit clin d’œil aux bénévoles postés en haut de la bosse en course à pied sur La Ciotat. Ils ont passé la journée à noter les numéros de dossards des coureurs soit plus de 400 coureurs qui sont passés 4 fois… ! Tâche ingrate et rébarbative… Mais ils étaient drôles et fort sympathiques. A mon premier passage je ne dis rien…Je venais de découvrir cette bosse casse pattes et me disais que je devais encore passer par là 3 fois ! Second passage je leur fais une grimace à laquelle ils répondent par un sourire bienveillant. Troisième passage je leur dis en rigolant que j’en ai marre de les voir et qu’ils auraient pu se poser ailleurs qu’en haut d’une bosse pour relever les dossards. Quatrième et dernier passage je leur lance avec un grand sourire que c’est la dernière fois qu’on se voit ! Et surtout je les remercie pour leurs encouragements à chaque tour et leur bienveillance.

Certaines courses sont particulièrement réputées pour l’ambiance qu’on y retrouve du côté de l’organisation et des bénévoles. Monter une course et la faire vivre au fil des années ne s’invente pas. Les organisateurs s’investissent de plus en plus et c’est aussi grâce à eux que l’on prend plaisir à courir. Nous ne pouvons que les remercier.

 

L’esprit communautaire

Et pour terminer sur ces petits détails qui font du triathlon un sport très appréciable aux multiples sources de motivation, je n’oublierai pas de soulever l’importance de l’esprit communautaire.

Il y a avant tout le club auquel on appartient et dans lequel on évolue. Une mine d’or pour qui souhaite être conseillé, accompagné, partager ses aventures… Au club on retrouve des sportifs qui partagent les mêmes valeurs, on s’entraine, on sort, on rit, on partage ses réalisations et on discute de ses échecs, on se projette sur la saison, on s’encourage… Choisir un club c’est un peu comme choisir une famille ! Ça rend la pratique du sport beaucoup plus sympa ! 

 
 

 

En dehors du club il y a aussi des communautés qui se développent de plus en plus et sur chaque course on se reconnait avec un signe distinctif, souvent une tenue, une casquette… Je pense à JOOL par exemple (Site internet JOOL). J’avais rencontré Caroline sur un stage en Espagne, je l’ai vue sur la course à pied à La Ciotat avec sa visière JOOL et nous nous sommes encouragées à chaque fois que nous nous croisions avant de nous retrouver quelques minutes à la fin de la course pour discuter un peu. Je n’oublierai pas non plus MY TRIBE (Site internet My Tribe) où cette fois c’était Thomas André, le vainqueur de la course, qui portait les couleurs de la tribu.

Des communautés portées par des athlètes professionnels exemplaires qui prennent plaisir à partager leurs expériences, prodiguer leurs conseils, encadrer des athlètes, pour in fine faire vibrer une foule de triathlètes passionnés qui se retrouvent autour de valeurs communes.

 

 

Le triathlon c’est ni plus ni moins qu’une grande famille !

C’est un sport individuel et chacun a ses objectifs… Mais c’est surtout un état d’esprit collectif ! C’est comme une famille que l’on choisit, qui se construit au fil des entraînements, des courses, des stages, et des rencontres ! On s’y fait des amis, des connaissances aux quatre coins de la France, on y croise des professionnels, on se retrouve sur des courses, on partage des stages, on se suit de près ou de loin sur les réseaux sociaux, on se conseille, on s’informe, on se motive, on se soutient, on se rend service, on y trouve de l’inspiration… Une belle richesse humaine sur laquelle chaque sportif peut compter pour avancer dans son projet !

Je le répète encore, essayer le triathlon c’est l’adopter !

 

Je vous souhaite à tous une belle saison  ! Et au plaisir de vous croiser !

Alexia

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