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INTERVIEWS

L'Ironman Nice 2018, par Audrey Turinetto "Les émotions montent …. même pas la pluie, qui a fini par nous rincer, ne m’a atteinte tellement j’étais contente d’être là où j’étais"…

Audrey déambule dans les rayons de Décathlon, où elle travaille depuis des années. Mais cette année est particulière. Elle vient d’avoir 40 ans. Et Audrey s’était jurée de faire un Ironman pour ses quatre décennies. Alors, chez décathlon, rien n’est plus pareil depuis quelques semaines. La marque lui a fait confiance et a fait d’elle une égérie de la toute nouvelle collection Triathlon ! Découvrez son compte rendu de course, tout en émotion, livré “brut de décoffrage”, comme la jolie Audrey dans la vie de tous les jours. C’est mon amie depuis plus de 10 ans, alors je sais de quoi je parle ! En route pour Nice, mes amis, laissez-vous guider !
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Dimanche 24 juin 2018…4h du matin, le réveil sonne.  Je l’éteins et me dis « purée t’as bien dormi et ça y est, on y est, c’est le jour J, yes enfinnnnn !!! »
Je me prépare vite fait e et essaye de manger un peu mais ça passe difficilement. Je fais les 100 pas pour essayer d’aller aux toilettes lol 😂
4h45 ma copine passe me prendre. C’est parti, je suis zen et j’ai hâte d’être sur le départ.

je me retrouve dans l’eau et là je me dis « c’est parti »

6h30 C’est pour nous un départ natation sans stress, je me positionne sous l’arche proche du départ donc très rapidement je me retrouve dans l’eau et là je me dis « c’est parti ». Je prends rapidement une cadence que je ne lâcherai pas … sauf pour me concentrer pour faire pipi lol.
Avant la fin de la première partie, je regarde ma montre et là je me dis « waouh je crois que je suis pas mal ! ».  Je continue donc dans cette lancée pour la deuxième boucle et me concentre sur ma transition et mon parcours vélo.
Sortie de l’eau : les émotions montent, rien que de voir tous ces gens t’encourager et te dire que oui ça y est, tu y es vraiment, c’est toi qui fait cette course de dingue.
Transition ok. Je pars sur mon beau vélo Btwin et là c’est parti !  Je sais que j’en ai pour un moment…

je pense à cette montée de la Condamine qui est courte mais qui pique.

Je prends mon rythme sans trop forcer, car je pense à cette montée de la Condamine qui est courte mais qui pique. Une fois celle-ci passée, je récupère un peu puis je me place sur le prolongateur, tête dans le guidon.  Et les km défilent.  Je me retrouve à Vence sans m’en rendre compte, là je pense déjà à mes 13 km de montée qui m’attendent un peu plus loin puis les 6 du col de l’Ecre où je me dis déjà « bon 3h de vélo, t’en as encore autant à faire mais je sais que le plus gros est fait. »
Plateau de Caussols, Gréolières puis le col de Vence passent …. Plus que quelques km de montée et c’est bon, grosse descente puis direction la maison … Mais en fait, pas de suite car une crevaison me stoppe 25 min … et oui je change la chambre à air, mais je l’explose en la gonflant ! Et oui ça arrive ! Et là, après avoir arrêté un arbitre en lui expliquant que je n’ai plus de quoi réparer il me dit que le prochain stand réparation est juste à …. 8 km !!

Alors je prends à bout de bras ma chambre à air et là je crie de toute mes forces « chambre à air ! Please ! »

Horreur !  J’ai bien cru ma course se terminer. Non pas la première fois ! Ce n’est pas possible…
Alors je prends à bout de bras ma chambre à air et là je crie de toute mes forces « chambre à air ! Please ! » en me disant que peut être je vais avoir une âme charitable qui va m’aider !
Et oui, 30 secondes auront suffi pour qu’un cycliste sauve ma course. Il me lance généreusement une chambre à air !  J’ai eu chaud aux fesses et j’ai béni cet athlète tout le reste de la course. La solidarité entre sportifs est vraiment une chose merveilleuse.
Je repars donc en décidant d’être prudente à la descente mais dès que c’est possible d’envoyer un peu. J’appuie sur les pédales et je prie pour arriver sur cette promenade des anglais.
Enfin elle est là, la fameuse promenade ouffff j’arrive à bon port et je me dis que j’ai eu un sacré bol donc je me re concentre car ce n’est pas fini et les 42 km qui arrivent peuvent être compliqué.
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Transition 2 ok je commence à courir et la waouh je sens que mes jambes vont bien et les premiers km défilent avec des chronos un peu trop rapides je décide donc de ralentir un peu car y’a quand même 42 km à tenir, bon je râle un peu en apercevant le coach lui faisant part de mes 25 min perdu à vélo mais il me dit on s’en fou et il n’a pas tort car j’aurai pu jamais finir !
Donc me voilà partie tel un métronome ou rien ne pouvait me perturber enfin presque … mon frère que j’aperçois au loin qui fait 3h de route pour me voir imaginé les émotions qui monte …. même pas la pluie qui a fini par nous rincer ne m’a atteinte tellement j’étais contente d’être là où j’étais et ce par quoi gt passé pour en arriver là alors la pluie pfffff m’en bati… je cours je cours je m’arrête quasiment pas sauf pour avaler 2 gorgées d’eau à chaque ravito même pas le troisième tour ne m’a plombé le moral je me disait que j’avais  juste 2 tour encore à faire et je voyais déjà la ligne d’arrivée puis avec tout ce que j’avais fait en entrainement … 21 km ct rien en fait alors on fonce…
Mes enfants sur le bord de la route qui sont restés malgré la pluie et le froid pour eux m’ont fait un bien fou et mon permis de rester motiver jusqu’au bout !
Dernier tour la pluie s’arrête enfin et là je me dis cool au moins l’arrivée sans elle c’est bon ça je garde mon rythme et m’approche du but, dernier ravito je récupère un chéri à fond derrière moi mon coach et ces loulous au passage qui courent avec moi jusqu’à l’arrivée et les émotions monte jusqu’à ce que j’aperçoive cette arche qui va faire de moi une IRONMAN whaouuuuu j’entends du bruit la musique les gens qui crie ton nom et là la ligne d’arrivée avec ma cops Audrey qui me remet ma médaille bref la goutte d’eau qui fait déborder le vase …. Ce qui me vaut de sacrée tronche sur les photos MDR
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Et tout ça sans parler de tous les amis, mes parents mon filleul mes enfants, mon frère, mon chéri et le coach qui veille et qui t’encourage au fur et à mesure sur le parcours qui te mettent la patate !!!!
Une course inoubliable, un moment magique que je n’oublierai pas de sitôt.”
Merci Audrey !

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